Traitements des eaux et effluents

Normes


                Notre métier : le traitement des eaux et des effluents, est lié avec les normes de rejet dans l’environnement.

En fin de chaîne de traitement et cela malgré des moyens très élaborés et performants, il reste toujours une infime partie de résidu que nous ne pouvons éliminer.

En général ce rejet ne représente pas plus de 2% du volume traité, mais il est très important qu’il soit aux normes pour respecter au maximum l’environnement.

Grâce aux procédés que nous utilisons, nous pouvons promettre sans risque que les rejets qui émanent de nos traitements sont parfaitement conformes aux normes européennes contrairement à la plupart des autres formes de traitement qui étaient mis en place auparavant.

 

 

 

Les textes de loi.


JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE.

 

 

 

 

         Arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement soumises à autorisation.

 

 

 

 

CHAPITRE IV

 

Traitement des effluents

 

 

 

Art. 18Les installations de traitement, lorsqu’elles sont nécessaires au respect des valeurs limites imposés au rejet, sont conçues de manière à faire face aux variations de débit, de température ou de composition des effluents à traiter en particulier à l’occasion du démarrage ou de l’arrêt des installations.

         Les procédés du traitement non susceptibles de conduire à un transfert de pollution sont privilégiés pour l’épuration des effluents.

         Les installations de traitement sont correctement entretenues. Les principaux paramètres permettant de s’assurer de leur bonne marche sont mesurés périodiquement et si besoin en continu avec asservissement à un e alarme. Les résultats de ces mesures sont portés sur un registre éventuellement informatisé et tenus à la disposition de l’inspection des installations classées.

 

Art. 19Les installations de traitement sont conçues, exploitées et entretenues de manière à réduire à leur minimum les durées d’indisponibilité pendant lesquelles elles ne peuvent assurer pleinement leur fonction. Si une indisponibilité est susceptible de conduire à un dépassement des valeurs limites imposées, l ‘exploitant prend les dispositions nécessaires pour réduire la pollution émise en réduisant ou en arrêtant si besoin les fabrications concernées.

 

 

 

Art. 20  Les dispositions nécessaires sont prises pour limiter les odeurs provenant du traitement des effluents. Lorsqu’il y a des sources potentielles d’odeurs de grande surface (bassins de stockage, de traitement, …) difficiles à confiner, celles-ci sont implantées de manière à limiter la gêne pour le voisinage ( éloignement ).

         Les dispositions nécessaires sont prises pour éviter en toute circonstance, à l’exception des procédés de traitement anaérobie, l’apparition de condition anaérobies dans les bassins de stockage ou de traitement, ou dans les canaux à ciel ouvert. Les bassins, canaux, stockage et traitement de boues, susceptibles d’émettre des odeurs sont couverts autant que possible et si besoin ventilés.

CHAPITRE V

Valeurs limites d’émissions

Art. 21   -  Les valeurs limites d’émission sont fixées dans l’arrêté d’autorisation sur la base de l’emploi des meilleures technologies disponibles à un coût économique acceptable et des caractéristiques particulières de l’environnement. Des valeurs limites sont fixées pour le débit de l’effluent, pour les flux et pour les concentrations des polluants principaux conformément aux dispositions du présent arrêté. Pour la détermination des flux, les émissions canalisées et les émissions diffuses sont prises en compte.

……                       Lorsque la valeur limite est exprimée en flux spécifique, ce flux est calculé, sauf dispositions contraires, à partir d’une production journalière.

                            Dans le cas de prélèvements instantanés, aucun résultat de mesure ne dépasse le double de la valeur limite prescrite.

                            Sauf autorisation explicite, la dilution des effluents est interdite. En aucun cas elle ne doit constituer un moyen de respecter les valeurs limites fixées par le présent arrêté.

                            L’arrêté d’autorisation précise le milieu dans lequel le rejet est autorisé ainsi que les conditions de rejet. Lorsque le rejet s’effectue dans un cours d’eau, le nom du cours d’eau et le point kilométrique de rejet sont précisés. 

Art. 22Les valeurs limites de rejet d’eau sont compatibles avec les objectifs de qualité et la vocation piscicole du milieu récepteur, les dispositions du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux et du schéma d’aménagement et de gestion des eaux, lorsqu’il existe.

         Dans ce but, l’arrêté d’autorisation fixe plusieurs niveaux de valeurs limites selon le débit du cours d’eau, le taux d’oxygène dissout ou tout autre paramètre significatif ou la saison pendant laquelle s’effectue le rejet.

         L’exploitant dispose, dans ce cas, de moyens nécessaires pour évaluer le ou les paramètres retenus. Si le stockage des effluents est utilisé pour respecter cette modulation, il convient que le dimensionnement de ce stockage prenne en compte les étiages de fréquences au moins quinquennales.

CHAPITRE VI

Conditions de rejet

Art. 50  Sur chaque canalisation de rejet d’effluents sont prévus un point de prélèvement d’échantillons et des points de mesure (débit, température, concentration en polluant, …).

         Ces points sont implantés dans une section dont les caractéristiques (rectitudes de la conduite à l’amont, qualité des parois, régimes d’écoulement, etc …) permettent de réaliser des mesures représentatives de manières que la vitesse n’y soit pas sensiblement ralentie par des seuils ou des obstacles situés à l’aval et que l’effluent soit suffisamment homogène.

         Ces points sont aménagés de manière à être aisément accessibles et permettre des interventions en toute sécurité. Toutes dispositions doivent être également prises pour faciliter l’intervention d’organismes extérieurs à la demande de l’inspection des installations classées.

 

Concentration

Paramètres polluants

Flux journalier

maximale admise

autorisé au rejet

( mg/l )

Matières en suspension totale (MST)

< 15 kg

100

> 15 kg

35

Demande biologique en oxygène (DBO5)

< 30 kg

100

> 30 kg

30

Demande chimique en oxygène (DCO)

< 100 kg

300

> 100kg

125

Phénols

> 3 kg

0,1

Chrome hexavalent

> 1 kg

0,1

Cyanures

> 1 kg

0,1

Arsenic et composés ( en As )

> 1 kg

0,1

Plomb et composés ( en Pb )

> 5 kg

0,5

Cuivre et composés ( en Cu )

> 5 kg

0,5

Nickel et composés ( en Ni )

> 5 kg

0,5

Zinc et composés ( en Zn )

> 20 kg

2

Manganèse et composés ( en Mn )

> 10 kg

1

Etain et composés ( en Sn )

> 20 kg

2

Fer, aluminium et composés ( en Fe + Al )

> 20 kg

5

Fluor et composés ( en F )

> 150 kg

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Lexique du langage des normes

·        La Demande Chimique en Oxygène (DCO) :

La demande chimique en oxygène est la quantité d’oxygène (mesurée en mg) consommée dans un litre d’eau par les matières oxydables, sous l’action d(un oxydant chimique énergique.

         Le dosage de la demande chimique en oxygène, selon la norme française T 90-101, utilise le bichromate de potassium comme oxydant chimique, en présence d’un catalyseur (ions Ag 2+). Ce dosage se fait à 140-150 °C pendant deux heures.

         Le dosage ne renseigne pas sur la nature des éléments présents et peut être faussé selon la teneur en chlore (ions Cl-). La mesure de la DCO peut être interférée notamment par la présence de chlorures et d’agents réducteurs inorganiques comme le fer (Fe II) par l’ajout de sulfate de mercure (Hg II) à la prise d’essai.

         Certains composés organiques, comme les hydrocarbures aromatiques, ne sont pas oxydés complètement. Dans ce cas, la DCO n’est pas représentative de la matière organique présente dans l’échantillon.

         Les composés organiques volatils sont également partiellement ou pas du tout dosés.

·        La Demande Biologique en Oxygène :

La demande biologique en oxygène est la quantité d’oxygène (mesurée en mg/l) , nécessaire à l’oxydation par voie biologique (sous l’action des micro organismes) des matières organiques présentes dans l’eau.

                La mesure de la demande biologique en oxygène en 5 jours (DBO 5), selon la norme française T 90-103, correspond à la consommation d’oxygène d’une masse d’eau conservée à l’obscurité en tube fermé à 20 °C pendant 5 jours. Cette consommation est proportionnelle à la quantité de matière organique biologiquement oxydable contenue dans l’eau, et donc à son niveau de pollution.

         La DBO 5 est un e partie de la DCO :

                   0 < DBO 5/DCO< 1

         Une eau dont le rapport DBO 5/DCO est supérieur à 0.3 est considérée comme biodégradable.

·        Les matières en suspension (MES) :

Les Matières En Suspension (mesurée en mg/l ou g/l), correspondent à la masse de matière recueillie par filtration ou centrifugation et séchage en étuve à 105 °C.

 

Que ce soit pour un usage domestique ou industriel, l’élimination des matières en suspension, par décantation naturelle ou assistée, est souvent la première opération nécessaire.

Lorsque la teneur en MES est supérieur à 25 mg/l, il y a risque de colmatage des branchies des poissons.

La détermination des MES se fait selon la norme française T90-105.

·        La turbidité :

La turbidité caractérise le degré de non transparence de l’eau.

La turbidité après décantation pendant deux heures (turbidité ad 2), permet d’apprécier la teneur en matières colloides, non décantables.

·        La neutralité :

Le pH constitue un mesure de la concentration en ions H+. La valeur du pH conditionne les équilibres physicochimiques et peut les déplacer vers des éléments plus ou moins toxiques. La vie des poissons est impossible lorsque le pH est inférieur à 6, et lorsqu’il est supérieur à 9.

L’écotoxicité des acides faibles est variable selon que l’on a faire à sa forme dissociée ou moléculaire.

La variation du pH entraîne la solubilisation des métaux lourds.

A pH < 6, l’équilibre bicarbonate/gaz carbonique est déplacé vers le dioxyde de carbone. On a ainsi augmentation de la concentration en gaz carbonique qui devient toxique pour les poissons à partir de 100 mg/l.

A pH  <  8, il y a libération d’ammoniac moléculaire (plus toxique que l’ammoniac ionique), dont le seuil de mortalité pour les poissons est compris entre 0.2 et 2 mg/l.

Le protocole pour la mesure du pH est donnée par les normes françaises T 90-006 et T 90-008.

·        La température :

La température est un facteur important de la vie aquatique. L’élévation de la température, dues à des activités industrielles, affecte les propriétés physicochimiques de l’eau et peut avoir de graves conséquences sur le métabolisme des organismes vivants.

Les propriétés physicochimiques de l’eau affectées par la variation de température sont :

-         La densité et viscosité

-         La tension de vapeur, donc l’évaporation

-         La solubilité des gaz

-         Les vitesses des réactions chimiques et biologiques

·    La salinité :

La salinité correspond à la teneur en sels dissous d’une eau. De cette teneur dépend la résistance que l’eau oppose au passage d’un courant électrique. Cette résistance peut s’exprimer en termes de résistivité ou de conductivité électrique.

La résistivité R est la résistance d’une colonne d’eau comprise entre deux électrodes métalliques parallèles de 1 cm2 desurface chacune, et distantes de 1 cm. Elle s’exprime en ohm-centimètre.

La conductivité est l’inverse de la résistivité et elle s’exprime en siemens par centimètre, ou, plus couramment dans les eaux naturelles, en microsiemens par centimètre. Elle s’écrit :

          C = 1 / R

Une conductivité élevée traduit, soit des pH anormaux, soit, le plus souvent, une salinité élevée.